Tengaimakyô Daiyon No Mokushiroku

Dernier épisode en date de cette grande série, Far East Of Eden : The Apocalypse IV semble prendre ses distances par rapport aux anciens opus. En effet, même si il est toujours plus ou moins question de Fire Clan et de démons, le Jipang (Japon médiéval) s'éfface au profit des U.S.A. "Far East/Far West", la différence est minime, finalement...

1893, Rizing mène une vie paisible à la Nouvelle-Orléans (Louisiane). Il y partage son temps avec ses amis Dave, Mag, Sam et Yumemi ainsi que son maître Red-Bear. Lequel lui enseigne le dur métier de Mamono Hunter (chasseur de démons), démons qui justement se multiplient sans raisons apparentes, si ce n'est un certain deséquilibre dans le feu d'Eden...

Alors qu'ils mènent une investigation concernant une étrange photo où apparaît la silhouette d'un esprit, nos amis "réveillent" le maléfique Sanetomo, futur instigateur de la réssurection des forces obscures (non, ce n'est pas Buffy contre les vampires!). Le destin de Rizing bascule, il se révèle être un des Eden no hi no senshi (guerriers du feu d'eden). Leur mission, éradiquer les monstres qui commencent à fourmiller dans le pays...

Et ce n'est pas gagné d'avance lorsqu'on est accompagné par des Zengo et autres Ace! L'humour et la dérision sont en effet les maîtres mots de cet épisode (tout comme des autres). Exit les héros torturés aux six personnalités différentes, place aux tarés de service, parfaitement incarnés par les deux persos sus-cités. C'est la grande force de ce Tengai Apocalypse IV : être aussi bien hilarant que bouleversant. Pour ce faire, Red et Hudson n'ont pas lésiné sur la dose de scènes cultes!

L'envie de vous en présenter quelques-unes devient insoutenable mais nous ne cèderons pas! Le japonais se fait vite oublier avec un système d'une simplicité déconcertante; les magies s'acquièrent par l'intermédiaire de chefs Indiens (il suffit de leur parler), les attaques spéciales s'apprennent automatiquement, et des flèches indiquent si les équipements vous sont bénéfiques ou non, etc... Pour les non-japonisants, c'est vraiment l'épisode idéal pour se lancer dans la série.

Graphiquement, c'est assez aléatoire : la beauté des décors contraste énormément avec la laideur de certains intérieurs. La bande son est globalement d'un très bon niveau. De plus, il faut souligner le travail remaquable effectué par les doubleurs, de véritables virtuoses dans leur domaine (Yamaguchi Kappei, Mr Kabuki Danjûrô dans les anciens épisodes est bien là sous les traits de Ace!!!). Le character design de Torajirô Tsujino est toujours aussi excellent et les dessins animés apportent du nouveau sans dénaturer l'ésprit des épisodes Pc-Engine.

Les combats en vue subjective sont ce qu'ils sont : détestés par certains, adorés par d'autres...mais l'identification aux héros n'en est que meilleure. Et puis, pas besoin de faire la "course aux Levels", on abat les boss tranquillement, sans que l'envie de casser du pad nous traverse la tête. Tout a été conçu pour rendre ce RPG le plus agréable possible, les "difficultés" arrivent dans les dernières heures ce qui empêche à FEOE Apocalypse IV de sombrer dans la facilité.

Au Final, Tengaimakyô daiyon no mokushiroku est un des jeux de rôle marquants de l'ère 32 bits. Il est donc tout aussi indispensable que la console qui le fait tourner! A quand le nouvel épisode...(annoncé sur GBA)!

Manjimaru 23

Machine : Sega Saturn japonaise ou modifiée seuelment (2 CDs)
Genre : RPG
Editeur :

Red Company/Hudson Soft

Date de sortie : Janvier 1997
Prix : Entre 99 et 249 frs (399 frs chez les voleurs...)
Sauvegarde : Interne ou Memory Card (142 Blocs)
Nombre de joueurs : 1
Difficulté : ** (2 étoiles sur 6)
Staff :


D'après l'œuvre originale (fictive) de P.H Chada

Character Designer : Torajirô Tsujino

Director/Producer : Ôji Hiroi

Music Composer : Toshiyuki Sasagawa

Superviseur : Takashi Takebe

Et plein d'autres...

Critère : Note : Commentaires :
Graphismes 15/20 On est loin de la qualité graphique d'un Princess Crown mais Tengai Apocalypse IV se différencie assez pour ne pas être confondu avec un jeu Super Nes. Les dessins animés (en plein ecran s'il vous plaît) sont absolument fabuleux.
Animation 13/20 Très basique, rien de véritablement transcendant. Quelques belles animations lors des combats en vue subjective.
Musiques 15/20 Des musiques qui sortent de l'ordinaire mais qui sont un peu trop "new-age" à mon goût. L'ambiance démoniaque est toutefois bien retranscrite. De plus, les vidéos sont agrémentées de musiques orchestrales grandioses et le jeu est parsemé de chansons.
Bruitages 17/20 La quasi-intégralité des dialogues sont parlés, et les doubleurs au mieux de leur forme. Les bruitages sont quant à eux très classiques, mais est-ce bien important?
Jouabilité 16/20 Malgré le japonais, le jeu reste très accessible. Attention cependant à quelques passages qui pourraient bloquer les non-japonisants (voire notre aide de jeu pour y remédier).
Durée de vie 17/20 Quelques 35 heures environ pour en voir le bout ce qui reste très honorable. Les nombreux sub-games ainsi que le PGLS (voir test de Tengai Zero) l'allongent un peu.
Innovation 13/20 Peu d'innovations au regard des autres épisodes de la série. Par contre, les sub-games sont très sympas et originaux, notamment celui où l'on doit boursicoter ainsi que les combats de Sumo.
Scénario 15/20 Un scénario très classique mais d'une efficacité à toute épreuve. Sanetomo incarne parfaitement le méchant type de l'animé japonais. Les situations auxquelles nous sommes confrontés sont très variées.
Note globale 18,5/20

Cet épisode ne fait pas honte à la saga bien au contraire! Avec son lot de scènes (déjà) mythiques, il consolide le statut de série culte des Far East Of Eden. Un des jeux de rôle majeur de la Saturn et de ces dernières années, disponible pour une bouchée de pain!